Intervention Harcèlement au lycée Vauban


C’est le lundi 17 décembre que les élèves du lycée Vauban avaient rendez-vous, avec Morgane, animatrice de la Ligue de l’enseignement, lors d’une intervention destinée à prévenir du harcèlement, particulièrement en milieu scolaire.


– La présentation a donc pris la forme d’un débat, accompagné d’un diaporama.


  • Tout d’abord, il a été intéressant d’évoquer les mots, les expériences, les avis et tout ce qui vient en tête lorsqu’on évoque le thème du harcèlement afin d’en avoir une définition globale et claire. En pratique, les harceleurs ou même les harcelés ne se rendent pas toujours compte de la gravité de ce qu’ils font subir ou, au contraire, subissent. D’où la phrase toute faite, «  c’est bon, c’est pour rigoler ».

 

  • C’est ensuite toute une présentation des différents chiffres et formes mais aussi les raisons typiques du harcèlement que Morgane a présenté via son diaporama. Ce dernier comprenait également des vidéos préventives contre le harcèlement, que ce soient des harcelés qui s’expriment sur ce qu’ils ont vécu, ou bien encore des vidéos réalisés par des élèves dans le but de prévenir ces comportements. Les élèves du lycée de Pleyben en font d’ailleurs partie, en collaboration avec la Ligue qui est intervenue à trois reprises dans leur établissement, ils ont monté un petit film sur le sujet (vous pourrez retrouver l’article qui en parle ici).

 

 

 

 

 

 

 

  • Chacune de ses vidéos traitait d’une situation typique de harcèlement, par exemple un lycéen en surpoids, moqué sur les réseaux, un témoignage d’un harcelé qui a tenté de se suicider. Le but était également de définir le profil d’un harceleur, au travers de l’image donnée dans les différentes vidéos de prévention, (anonyme ou non, populaires, en groupe ou seul, volonté de jouir du malheur d’un autre, ou bien grosse maladresse). Généralement on reconnaît chez le harceleur l’envie de se sentir supérieur, la volonté de jouer les marionnettistes sur une victime qu’il choisit par le biais d’un défaut, d’un surplus par rapport à la norme qui en fait une cible facile.

  • Le but était également d’évoquer les échappatoires dans ce genre de cas, principalement le fait d’en parler bien sûr, à différents niveaux, ses amis, ses parents ou son entourage ou bien même l’administration scolaire. Dans les cas les plus extrêmes, il est possible d’aller jusqu’à porter plainte. Mais il existe également des numéros auxquels s’adresser, comme le 0 800 200 000 (Net écoute) mais également le 30 20, un numéro vert dédié. Un point a aussi été fait sur la traçabilité sur internet et sur la prudence à avoir lorsqu’on navigue et qu’on communique sur les réseaux.

 

 

 

 

 

 

  • Cette intervention avait pour objectif de les mettre plus ou moins en situation. Morgane n’hésitait donc pas à les prendre à partie dans ses exemples et à demander leur ressenti dans cette situation. Elle leur demandait ainsi « Comment réagis-tu si on moque ton homosexualité, si tu retrouves des mots blessants sur ton casier ? » etc. Les réactions varient : vexation, colère, indifférence, tout dépend du caractère régulier ou non de ce genre de moquerie. Mais il est bon de retenir que tout un chacun réagis différemment dans une même situation, il faut en tenir compte. Nous avons tous nos limites en termes de tolérance.

  • Pour finir, le réel intérêt de cette intervention, c’est d’apprendre aux élèves à être attentif. Que ce soit à leur propre intimité, sur le net ou même avec leurs amis mais aussi attentifs aux conséquences de leurs actes et encore attentifs aux personnes qu’ils côtoient, à leur joie comme à leur détresse.

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