ADAO : Association pour le Développement de l’Art de l’Oralité


Avec un succès grandissant chaque année, Grande Marée propose des spectacles contés dans la ville de Brest et ses alentours. Au delà de la représentation classique du conte enfantin, Grande Marée et Petite Marée sont des contes pour tous les publics. Reprenant des légendes urbaines ou des contes plus anciens, l’art oral transporte ainsi les auditeurs, suscite leur imaginaire et recrée des univers.

La Bretagne est un territoire propice aux contes, avec une tradition de la veillée à la bougie qui s’est perpétuée probablement jusqu’à l’arrivée de la télévision. L’art de l’oralité repose sur un langage du symbole qui touche l’inconscient. On ne saurait pas toujours expliquer pour quelles raisons une histoire nous touche mais l’émotion est là.

Des références clés reviennent souvent dans les contes. Prenez la forêt, les fagots, l’eau ou les augures : chacun y voit le symbole qui lui est propre mais tous ressentent une atmosphère propice à l’évasion. L’art du conteur fait le reste. Autrefois, le conte était un rite d’initiation. Il fallait apprendre les trames des récits par cœur afin de se revendiquer conteur. Cet art se redécouvre également dans d’autres pays, notamment la Suisse ou le Québec, c’est pourquoi Grande Marée accueille entre autres des artistes québécois.

L’association souhaite démontrer que le conte n’est pas réservé aux enfants et scinde sa programmation en deux temps : « Grande Marée » s’adresse à tous les publics et notamment les adultes, tandis qu’en avril Petite Marée vise le très jeune public, dès 6 mois jusqu’à 5 ans.

affiche_petite-marc3a9e_bdefL’enjeu pour l’association est de proposer une programmation éclectique qui se renouvelle tous les ans. Nolwenn nous confie qu’il est paradoxalement plus difficile de programmer des conteurs pour Petite Marée étant donné qu’il y a moins d’artistes, les conteurs voulant précisément s’affranchir de la connotation enfantine du conte.

Les lieux où sont racontés les contes jouent évidemment un rôle dans la représentation. La richesse du festival réside aussi dans la diversité des endroits proposés. D’abord dans un souci de proximité avec le public qui peut trouver une représentation près de chez lui puis par l’ambiance que dégagent certains lieux emblématiques tels que le musée de la Marine, les maisons de quartiers ou bien de grandes salles de spectacle comme le Quartz.

Le partenariat est très présent dans la démarche de l’association.. Nolwenn décrit un sentiment de collectivité autour du festival. Le but de l’association est l’organisation des deux festivals.

La programmation se veut éclectique avec des artistes engagés politiquement tels que Catherine Gaillard qui nous fait vivre l’histoire de grands personnages mythiques ou historiques comme Ulysse ou Flora Tristan. Jean Marc Massie « l’improvisateur de haut risque » brise les codes du récit. Le festival comptait cette année une quinzaine d’artistes. Vous pouvez retrouver toutes les informations liées au festival ainsi que le nouveau rendez-vous en avril pour Petite Marée sur ADAO.org.

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