Grande Marée – La Sauvage au Vali Hir


Il y a 18 ans la Maison Pour Tous du Vali-Hir faisait partie des associations à l’initiative de la création de l’ADAO et du festival grande marée qui éparpille les conteurs dans les quartiers, pas dans une seule salle de spectacle. Aujourd’hui, elle est la seule à proposer le spectacle suivi d’un repas, pour prolonger le moment de convivialité.

 

Vendredi 24 Novembre, 18h30, le public se glisse dans une salle de la Maison Pour Tous du Vali-Hir pour écouter La Sauvage, un conte de Sabrina Chézeau. Son bâton, tour à tour vélo, bêche ou saule pleureur, à  la main, elle nous emmène dans les pas de Sabrina, 13 ans, pour un voyage « exotique » et « passionnant »… dans la Creuse où mémé ne peut plus arrêter de pleurer, dans sa maison de retraite. Avec elle, son père, un peu bourru, Farid, le jeune aide-soignant très enthousiaste, M. Georges qui s’accroche à son chapeau pour ne pas que ses idées s’envolent. Et la Sauvage, cette femme étrange et mystérieuse, comme sortie des légendes avec lesquelles elle accueille Sabrina. Drôle et émouvant, on sort de l’histoire en prétendant que non, on n’a pas pleuré.

La soirée se prolonge autour d’un repas préparé par l’équipe de la Maison pour Tous. Pour eux, cette soirée est un événement fédérateur. L’investissement en amont leur permet de choisir le spectacle qui plaira. Ici, comme l’explique Coralie Picart, directrice de la MPT on favorise le public famille : ce soir, le spectacle était ouvert aux plus de dix ans. C’est aussi l’organisation de la soirée, à leur charge, qui fédère le groupe. Du choix du repas à la préparation, depuis cinq ans tout est fait à la MPT. Ce soir-là, un hachis parmentier, pour le plus grand plaisir de la conteuse.

Pour ceux qui restent, c’est l’occasion de partager un repas mais aussi de parler des conteurs qu’ils ont pu voir, puis du quartier puis de tout et de rien. Comme le souligne Nolwenn Champagne, c’est « une attitude typiquement brestoise » d’impliquer les bénévoles du choix du spectacle à l’organisation de la soirée. Pour la présidente de l’ADAO, c’est l’assurance de présenter ce qui plaira au public, pas un spectacle imposé pour un quelconque renvoi d’ascenseur. Pour l’ADAO, il est essentiel que les maisons de quartiers prennent part au choix : « c’est vous qui connaissez votre public ». Pour l’équipe de la MPT, cela fait partie du plaisir : « quand on voit le public sortir avec le sourire, on est content ».

Image: Martin Quéméneur-L’Hostis

Les commentaires sont fermés