Formations Lire et faire lire : à l’écoute des bénévoles et de l’actualité.


Récemment, les  bénévoles de « Lire et faire lire » ont pu bénéficier de deux formations. La première s’intitulait « Connaissance du public petite enfance ». La seconde, nouvellement proposée : « Comment lire aux enfants ne maîtrisant pas la langue française ».

Des formations de ce type sont organisées tous les ans. Anne-Rozenn Pichon, psychologue, C. Eon, professeur des écoles, et Nolwenn Champagne, conteuse, étaient intervenantes cette année.

  • Pendant ces journées, les expériences s’échangent,

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  • Des constats apparaissent,

Je recherchais des contacts sociaux

Cette activité me donne une grande envie d’apprendre !

Donner l’envie de lire… 

Finalement, ce n’est pas un temps à perdre mais à gagner

  • Les questions des participants sont abordées,

Les lectures pouvant s’adresser à des petits jusqu’au lycée, comment s’adapter ?

Les lecteurs sont des réceptacles de la parole des enfants. Comment accompagner une parole qui se libère ?

La notion de distance. Comment se prémunir du contact affectif ?

La notion de cadre. Quelles limites poser ?

Comment communiquer avec les tout-petits ? (-3 ans)

Comment contourner la barrière de la langue ?

Comment toucher les enfants non volontaires ?

La préparation d’une lecture. Comment s’assurer d’être prêt ?

Comment choisir une histoire ?

  • Et des réponses tentent d’être apportées.

Parfois très simplement, parfois à l’issue d’une réflexion plus longue. C’est l’occasion de prendre conscience du mécanisme de construction de l’enfant, à la fois individuel et dans son rapport aux autres.

Temps d’échanges en présence de C. Eon. 12/2016. Photo : V. Philippe.

Temps d’échanges en présence de C. Eon. 12/2016. Photo : V. Philippe.

L’une des problématiques-clé est celle du rôle du lecteur : comment rester dans son rôle pour que cela n’affecte ni l’enfant ni le lecteur lui-même ? Comment répondre à des questions dont le lecteur ne se sent pas forcément le destinataire légitime de celles-ci ?

La relation privilégiée entretenue avec les enfants à travers cette activité peut en effet mettre à l’épreuve la sensibilité du lecteur. Le choix des livres, selon l’âge des enfants par exemple, peut aider à se prémunir de ces situations.

Devoir faire face à des enfants qui ne maîtrisent pas le français invite à se poser de nouvelles questions. Les formatrices sont venues avec le matériel qu’elles utilisent, ont partagé leur savoir-faire et aussi leurs astuces, pour tenter d’impliquer les enfants dans les histoires et les aider à évoluer dans l’apprentissage de la langue.

En plus de développer son « savoir-lire », lire à des enfants étrangers ou non volontaires aux lectures peut enrichir la connaissance sur eux et éclairer le contexte dans lequel ces enfants évoluent.

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