Table Ronde avec des femmes politiques


C’est le vendredi 1er avril que le projet la Mixité sex’prime s’est achevé par une rencontre des lycéens avec des femmes politiques, sous la forme d’une table ronde. Animée par Jean-Louis Le Corvoisier, quatre femmes politiques connues du paysage brestois avaient fait le déplacement au Patronage laïque du Pilier Rouge.
Rencontre avec quatre personnalités féminines (-istes).

Marif Loussouarn, adjointe à l’égalité femmes-hommes ; Gaëlle Abily, entre autre adjointe au Maire de Brest ; Annick Cleach, la « Dame du tramway », ancienne vice présidente à BMO ; Véronique Bourbigot, conseillère municipale à la ville de Brest sur la liste de Bernadette Malgorn ; toutes les quatre étaient présentes pour répondre à la curiosité des lycéens venus pour l’occasion.

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Elles reviennent sur leur parcours politique et expliquent à l’assemblée la raison de leur engagement. Annick Cleach parle d’un « engagement citoyen », « je suis descendue pour le première fois dans la rue pour l’indépendance de l’Algérie ». C’était une autre époque où on allait au planning familial « en rasant les murs ». Marif Loussouarn, actuellement conseillère en Mission locale pour les jeunes, rejoint les propos de sa consœur et nous raconte qu’elle était lycéenne quand elle a commencé à militer pour l’IVG, les sans-papiers… Véronique Bourbigot, quant à elle, sa motivation est de « lutter contre l’individualisme » et « mettre la main à la pâte, ne pas rester à râler devant son poste de télévision ». Pour Gaëlle Abily, elle est issue d’un environnement familial engagé et le déclic pour elle, ce fut à la fin des années 80, « on luttait contre les injustices, c’était les années de lutte pour la libération de Nelson Mandela ».

La place de la femme dans notre société

Chaleureuses, avenantes, voire mêmes rigolotes, ces quatre femmes interpellent les jeunes sur la question de la relation des femmes avec les hommes, plus communément sur les droits de la femme dans notre société actuelle. Même si actuellement, les lois sur la parité exercent dans le domaine politique, être une femme politique n’est pas une tâche aisée. En effet, Gaëlle Abily revient sur sa première élection. Elle n’avait alors que 25 ans. « J’étais perçue comme une femme charmante, mais surtout comme quelqu’un qui n’y connaissait rien. Trop jeune sûrement, je ne connaissais rien à la vie, je n’étais pas légitime. Il faut alors y aller, et pousser les portes ». Les lois sur la parité étaient donc une nécessité. Mais parfois cela ne suffit pas. Véronique Bourbigot rappelle que « certains partis préfèrent payer les amendes au lieu de mettre des femmes sur leur liste ».

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Ces militantes insistent sur la compatibilité entre l’engagement et la famille, reviennent sur la loi Veil en rappelant ce qui s’est passé en Espagne. Marif Loussouarn déclare que « par éducation, les filles ne sont pas préparées aux rapports de force ».

Les lycéens, quoiqu’un peu intimidés au début, prennent aussi le micro et rebondissent sur ce qui a été dit. Les langues se délient peu à peu. Finalement, une heure et demie est passée : les jeunes adolescents partent en vacances et quant à ces femmes, elles reprennent la route de l’engagement en espérant que ce débat aura fait écho dans la tête de ses, peut-être, futurs militants et militantes.

Pour (re)découvrir le projet, nous vous invitons à lire nos précédents articles : L’engagement au féminin, Une dessinatrice engagée ou encore les photos prises lors de la représentation de la compagnie Derezo.

Propos recueillis par Pauline Bodiger

Crédits photos : Pauline Bodiger

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